Le réchauffement climatique démolissait la sécurité alimentaire !


Le réchauffement climatique est l'une des préoccupations les plus dominantes dans le monde, principalement pendant la pandémie de coronavirus. Il affectera de plus en plus les écosystèmes terrestres, mais aussi des secteurs vitaux comme l'agriculture, la chaîne alimentaire et la sécurité alimentaire du monde entier.

Dans cet article, nous allons expliquer comment le réchauffement climatique affecte l'agriculture et la chaine alimentaire.

L’élévation continue de la température a entraîné une augmentation de la durée et de la gravité des épisodes de sécheresse, d'inondations, de régimes pluviométriques irréguliers et d'autres événements extrêmes dans le monde ces dernières années. Cette augmentation est estimée à plus de 2 °C d'ici 2050. 

Aux États-Unis, les catastrophes naturelles de 2018 à elles seules ont causé des pertes économiques de 225 milliards de dollars dans le monde, selon le rapport annuel de Weather, Climate and Catastrophe Insight.

L'impact du réchauffement climatique est le plus visible sur le secteur agricole, dont dépendent la production dans la chaîne alimentaire et l'économie mondiale. L'agriculture est considérée comme la plus vulnérable au changement climatique mondial.

La sécurité alimentaire est un autre problème qui nécessite une grande préoccupation pour toute l'humanité. L'agriculture est un secteur clé pour la plupart des communautés rurales du monde et tout type de menace à ce secteur affecte leur sécurité alimentaire.

Selon le rapport de 2016 de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), si les scénarios actuels d'émissions de gaz à effet de serre (GES) et de réchauffement climatique se poursuivent, la production des principales cultures céréalières diminuerait de 5 à 50 % (riz, maïs, blé) d'ici 2100. En effet, le changement climatique augmentera le taux de dégradation des terres, entraînant ainsi des sols pauvres en éléments nutritifs. 

Les conditions de sécheresse extrême, provoquées par le réchauffement climatique, provoquent l'immobilisation des nutriments et l'accumulation de sel dans les sols, les rendant secs, insalubres, salins et finalement stériles ce qui nuit par la suite à la productivité agricole. Les inondations causent également les mêmes dommages aux terres fertiles. À terme, ces terres stériles deviennent non arables, obligeant les agriculteurs à les abandonner.

Selon l'évaluation mondiale de la dégradation et de l'amélioration des terres (GLADA), 25 % des terres dans le monde peuvent être marquées comme dégradées. Aussi, on estime que la dégradation des terres affecte la vie de 1,5 milliard de personnes et 15 milliards de tonnes de terre fertile.

Malheureusement, le changement climatique affecte non seulement l'étape de production dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire, mais aussi la qualité de la nourriture et surtout les conditions de stockage après la récolte.

Le stockage des récoltes est devenu une étape essentielle pour assurer un flux constant de produits sur le marché agricole, mais il est également précieux en tant qu’un meilleur plan contre la pénurie d'approvisionnement alimentaire. 

Les périodes de jours de stockage augmentent à mesure que les températures ambiantes augmentent par rapport aux températures de base, ainsi que la durée de la sous-période hivernale. Les conditions de stockage pour diverses cultures peuvent également varier selon la région et les conditions climatiques.

Pour les États-Unis par exemple, un rapport a montré qu'entre 2020 et 2080, les pommes de terre dans les régions du centre-ouest devraient perdre la plus grande sous-période hivernale (24 à 39 jours), et les arachides dans les régions du sud-est connaîtront la plus grande réduction de 17-23%.

Le coût exact du stockage dépend de l'emplacement de l'installation de stockage, de la conception de l'installation et de la technologie de contrôle de la température installée.

Tous ces changements devraient augmenter les prix des produits finis ou réduire la disponibilité alimentaire dans chaque région si les pertes post-récolte deviennent substantielles.


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