G7: Quel lien entre l'urbanisation et l'empreinte écologique



Avec le développement rapide de l'économie et la croissance de la population mondiale et de l'urbanisation, la demande de ressources naturelles, principalement l'eau et la terre, augmente de plus en plus. Cela aggrave l'empreinte écologique de la dégradation des terres et de la biodiversité et de la pollution, principalement dans les pays développés (G7).

C’est quoi l’empreinte écologique?

L'empreinte écologique est une méthode de suivi et de calcul de l'impact des activités anthropiques sur l'écosystème terrestre en mesurant l’étendue de terres et d'océans productifs nécessaires pour soutenir la demande humaine en ressources naturelles d’une part et pour absorber/séquestrer les déchets générés par ces activités d’une autre part. 

Dans la littérature l’empreinte écologique englobe 6 indices ou catégories :

  • terres cultivées
  • zones de pêche
  • zones de pâturages
  • besoin en bois
  • empreinte carbone
  • empreinte de l'infrastructure

L’empreinte écologique vient d’être appliquée alors pour évaluer la durabilité des ressources.

L'impact de l'urbanisation sur l’environnement n’est pas toujours évident et il dépend de la façon dont les nouvelles populations urbaines gèrent leurs ressources et du niveau d'urbanisation. Il était généralement limité à l’empreinte carbone où les émissions de gaz à effet de serre sont utilisées comme indicateur de la dégradation de l'environnement.

L’urbanisation dans les pays G7

Les pays G7 présentent le taux d'urbanisation moyen le plus élevé dans le monde de 75,59%, ce qui fait 1,4 fois le niveau d'urbanisation mondial (54%). Le Japon est le pays le plus urbanisé du G7 avec un taux de 93% et l'Italie est la moins urbanisée avec un taux de 69%.

L’empreinte écologique de l’urbanisation dans le G7

Cinq des pays membres du G7- États-Unis, Japon, Royaume-Uni, Allemagne et France- ont été inclus dans la liste des 10 pays possédant une empreinte écologique la plus élevée en 2010.  

Les principales sources d'émissions de CO2 dans les pays G7, notamment aux États-Unis, sont la croissance économique et la militarisation. Mais, l'urbanisation peut affecter aussi l'environnement de plusieurs manières et les émissions de CO2 ne représentent que l’impact de la croissance de la consommation énergétique sur l'environnement. 

Récemment, un lien de causalité unidirectionnelle allant de l'urbanisation à l’empreinte écologique et à la consommation d'énergie, et du capital humain à la consommation d'énergie et à l’empreinte écologique a été prouvé par une étude de School of Management and Economics, Beijing Institute of Technology, en Chine. 

Cette étude a examiné la relation entre l'urbanisation, le capital humain et l’empreinte écologique pour le cas spécifique du G7. Les résultats statistiques ont révélé qu'une augmentation de 1% du taux de l'urbanisation augmente l’empreinte écologique de plus de 0,58% et qu’il existe aussi une corrélation positive entre le taux de l’empreinte écologique avec le PIB.

Les auteurs de l’étude expliquent ce lien de causalité par le fait que les résidents urbains à revenu élevé des pays du G7 ont besoin de plus de transport, de nourriture, d'eau et d'hébergement et provoquent une exploitation excessive des ressources naturelles, par exemple la surpêche.

Par conséquent, l'urbanisation et le revenu élevé dans les pays du G7 n’est qu’un stimulant de l’empreinte écologique ce qui s'oppose à l'idée de l’efficacité de la théorie de la modernisation écologique.

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